Communiqué de presse

22 décembre 2014

 


 

Élevage industriel

de poulets à Lannepax

L'arrêté préfectoral

d'autorisation a été annulé par

le tribunal administratif de Pau


 

Le tribunal administratif de Pau vient d’annuler (jugement du 14 octobre 2014, signifié le 10 décembre 2014) l’arrêté du préfet du Gers du 6 novembre 2011 qui a autorisé l’exploitation d’un élevage industriel de poulets par Madame Pelizza à Lannepax. Toute production doit donc cesser sur ce site. Cet élevage, d’une capacité de 760 000 poulets par an, fait partie des cinq projets de sites de production de poulets industriels initialement prévus par la coopérative Vivadour dans le Gers (Saint-Elix-Theux, Lannepax, Duffort, Izotges et Lussan).

Le jugement se base sur l’insuffisance des capacités techniques et financières de l’exploitante, qui ne lui permet pas d’assumer les obligations liées au fonctionnement d’une installation classée, à son éventuelle cessation d’activité et à la remise en état du site.

Créée en 2011 contre les projets de Vivadour, l’association Bien Vivre dans le Gers avait déposé, avec six requérants riverains, en juin 2012, un recours contre l’arrêté préfectoral d’autorisation. Malgré le dépôt du recours, les bâtiments du site de Lannepax ont été construits et la production a commencé en décembre 2013. Depuis le début de la production, de nombreuses non-conformités ont été constatées par l’Inspection des installations classées (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations du Gers), notamment au cours d’une inspection le 16 avril 2014.

Depuis, Bien Vivre dans le Gers n’a cessé de dénoncer les conséquences des projets de Vivadour : risques environnementaux et sanitaires, négation du bien-être animal, tromperie envers le consommateur, dégradation de l’image du département, déqualification et précarisation de l’exploitant. C’est pourquoi l’association a déposé ce recours afin de mettre en évidence les conséquences des élevages industriels et leur inutilité. Vivadour doit tirer les conséquences pour l’avenir du jugement du tribunal administratif, dont les conclusions peuvent s’appliquer à tous les projets ou installations d’élevages industriels équivalents.

Rappelons que l’action de Bien Vivre dans le Gers ne se limite pas à la lutte contre l’élevage industriel, mais plus généralement a pour but de défendre et d’améliorer la qualité de vie des citoyen(ne)s, l’environnement, la santé et le bien-être moral et physique de tous les êtres vivants. 


 

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