Réaction de Bien vivre dans le Gers

Étude sur les OGM

Professeur Séralini

 


L'étude du Professeur Séralini qui vient d'être publiée et qui montre les effets cancérigènes du maïs transgénique NK 603 confirment les craintes que notre association a exprimée quant à l'alimentation des poulets industriels (ainsi de certains poulets fermiers) à base de soja OGM.

Les protéines qui sont données à ces poulets proviennent principalement de soja OGM d'Amérique du Sud. Or la plupart de ces pays ne cultivent que du soja Round-up ready. Ce soja est donc copieusement traité avec du glyphosate comme le maïs. En l’absence de toute étude objective sur les effets à long terme sur le soja, comme celle de Séralini sur le maïs, on peut légitimement être inquiets quant à l'inocuité de ces poulets.

Nous rappelons que la culture du soja est une catastrophe écologique et humaine en Amérique latine : déforestation massive, déplacement des populations indigènes, appauvrissement accéléré des terres, destruction de la paysannerie locale. C'est de plus une catastrophe sanitaire pour les populations riveraines (cancers, malformations à la naissance, fausse couches…). 

Pourtant les alternatives locales existent : il est tout à fait possible de faire pousser du soja dans le Gers. Mais surtout, les agriculteurs ont à leur disposition des cultures d'hiver comme les pois ou les féveroles, ou une culture pérenne comme la luzerne. Toutes ont l'avantage de ne pas exiger d'irrigation et étant des légumineuses, elles restituent de l'azote au sol pour les cultures suivantes et permettent aux agriculteurs de recouvrer une certaine autonomie.

Nous sommes donc plus que jamais opposés aux projets d'usines à poulets de Vivadour qui mettent en danger santé et environnement.