Communiqué de presse à l'occasion de la visite du Président Sarkozy dans le Gers


La visite du Président Sarkozy s’annonce comme un simulacre de démocratie. 4000 personnes sont invitées à assister mais pas participer (!) à une table ronde sur l’agriculture. Tout comme le Préfet, nommé par lui, qui prend des décisions et ensuite propose une plateforme de réflexion, M. Sarkozy nous sert une table où la parole est interdite. Pour ceux qui en doutaient encore, M. Sarkozy est bien entré en campagne (électorale)… les paysans ne l’intéressent qu’à ce moment-là. Et quand il dit paysans, il faut comprendre industrie agricole.

La société civile, et en particulier notre collectif Bien vivre dans le Gers, n’est pas conviée alors qu’elle est concernée à plus d’un titre : ne sommes-nous pas consommateurs, contribuables et acteurs de notre environnement ? Ou ne veut-on pas entendre les vérités qui fâchent ?

La politique agricole menée par M. Sarkozy est incompatible avec le type d’agriculture que nous voulons dans le Gers : il ne parle que de marchés, d’exportations, de nécro-carburants. Sa conception de la terre est, comme celle de Vivadour, industrielle ; elle ne sert qu’à produire et vendre. Il accepte d’autant plus de la tuer qu’il ne sait pas qu’elle est vivante.

Nous avons compris que, malheureusement, le Grenelle de l’Environnement n’avait été qu’une mascarade, et comme M. Sarkozy l’a si bien dit : « L’environnement, ça commence à bien faire ». Les propos qu’il a tenus sur les algues vertes en Bretagne laissent pantois : il en nie la responsabilité agricole et prétend résoudre le problème des effluents des élevages industriels avec la méthanisation (procédé qui ne permet ni le recyclage des nitrates, ni celui des phosphates, responsables de la pollution des eaux et de la prolifération des algues vertes). Et c’est ce modèle que l’on voudrait nous imposer.

La veille de sa visite, une loi va être votée au Parlement visant à taxer encore plus les semences de ferme et donner une rente de situation aux grands groupes semenciers (qui sont les mêmes groupes que nous combattons). Ce qui va favoriser encore un peu plus le modèle développé par Vivadour, et dans lequel les paysans n'ont pas de place. Ce n’est pas l’agriculture, et encore moins les paysans, que M. Sarkozy vient soutenir, mais ceux qui sont prêts à tout pour augmenter leurs profits.

Notre collectif s’est formé en association (www.bienvivredanslegers) où toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Nous combattrons les projets d’usines à poulets industriels de Vivadour qui sont à l’origine de la formation de notre collectif mais aussi toutes les décisions qui mettent en danger la qualité de vie dans le Gers.

Pour voir le communiqué au format pdf. tel qu'il a été envoyé : Communique__28_11_11