Pourquoi nous nous opposons aux projets de poulaillers industriels de Vivadour ?

Les raisons d'être du collectif

 


Des projets qui mettent en danger les filières de qualité du département :

Combien d’élevages de qualité devront disparaître pour faire la place à ces millions de poulets bas de gamme ? Combien d’emplois agricoles vont être mis en danger par cette production massive ? Combien de crises sanitaires vont devoir subir les élevages traditionnels à cause de ces projets industriels ? Comment accepter de tels projets, qui vont in fine participer à la perte d’actifs agricoles et à la dévitalisation des territoires ruraux ?


Des projets qui déqualifient et précarisent l’exploitant :

Les investissements lourds consentis par Vivadour seront déduits en remboursements directement sur les ventes de l’exploitant à Vivadour pendant 12 ans. Pas d’autres choix pour l’exploitant que de respecter les gigantesques volumes prévus, quoi qu’il en coûte.


Des projets qui nient les bases du bien-être animal :

24 poulets au m², 37 jours pour naître et mourir, des « poulets fabriqués pour pousser pas pour marcher », malades de leur obésité précoce (troubles cardiaques, pulmonaires, rénaux…). Quand les réglementations en terme d’élevage convergeront-elles avec le bon sens ?  Il suffit de voir ces poulets pour ne pas vouloir en manger…


Des projets qui transforment les riverains en victimes de nuisances diverses :

Trafic routier intense (350 camions par an pour un seul élevage industriel), nuisances olfactives, visuelles… Mais pas l’exploitant, qui prend soin de ne pas implanter ce type de bâtiments à proximité de son habitation !


Des projets qui mettent en danger l’environnement et les paysages :

Vu l’état de nos rivières et des nappes en terme de nitrates et pesticides, doit-on accepter d’aller vers le même modèle que celui qui a durablement pollué la Bretagne ? Que penser de l’impact paysager de ces « installations » ? Et du coût des externalités de ce type de modèle industriel, qui sera comme d’habitude, élevé et payé par le consommateur/contribuable ?


Des projets qui nient l’image de qualité et de gastronomie du département, ceux qui la font vivre au quotidien sur leurs fermes, et les financements qui ont permis de faire connaître cette image :

Que devons-nous penser d’un poulet nourri avec du soja indubitablement OGM, et qui bientôt sera également nourri avec des farines animales (ces farines animales viennent d’être re-autorisées en Europe) ? Est-ce ce poulet que nous voulons comme « poulet local du Gers » ? Comme poulet dans nos cantines, et notamment dans les assiettes de nos enfants ?


Des projets qui se moquent du consommateur :

Sous couvert de produire « pas cher », 90% des poulets industriels  sont découpés ou transformés, ce qui fait passer leur prix au kg bien au-dessus de celui du poulet Label entier ! Il n’y a aucune nécessité ou fatalité sociale à produire bas de gamme, contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire.


Des projets qui sont rejetés par la très grande majorité de la population gersoise :

77 %, de tous milieux y compris agricole (source : enquête d’opinion réalisé à la demande du Conseil Général du Gers).


Pour toutes ces raisons, c’est DURABLEMENT NON à une agriculture non durable !